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Breaking the wall d Claire Gratias

Breaking the wall d Claire Gratias dans Roman jeunesse breaking-the-wall

 

Autre roman lu dans le cadre du Prix Gr’Aisne de critique de la rentrée prochaine.Et en plus sur celui-ci, je dois rédigé un questionnaire ! Autant vous dire que j’ai pris des notes …! Innocent

 

Nous sommes à Berlin en 1989, peu avant la chute du mur. Deux hommes vont devoir évoquer leurs souvenirs de cette Allemagne coupée en deux, un peu malgré eux, un peu aussi pour se libérer, enfin, à la veille de cet événement qui changera à jamais le visage de leur pays. Il y a Klaus, qui vit maintenant à l’Ouest mais qui vécu un temps à l’Est. Il se confie aujourd’hui à une documentariste française qui réalise un reportage sur la RDA et le mur érigé à Berlin pendant la guerre froide. Il y a aussi Markus, qui vit à l’Est, et qui un beau jour n’a plus adressé un mot à son entourage, peut-être pour mieux se replonger dans ses souvenirs si douloureusement enfouis… Et puis il y a Anna, belle jeune femme de RDA, éprise de liberté et de romantisme.

Chacun à son tour va écrire sous nos yeux l’histoire de ce peuple brimé et privé de liberté au nom du communisme.

 

Un beau roman, touchant et instructif. Il m’a énormément fait pensé au film (superbe d’ailleurs ) de Florian Henckel von Donnersmarck : La vie des autres, notamment le personnage de Markus.

Un roman qui a le mérite de parler d’un sujet d’actualité, parfois dur à aborder pour les adolescents, mais qui est ici mis à la portée de tous par le biais de la narration des premiers émois amoureux et de l’adolescence.

Un petit bémol tout de même : si l’idée d’inclure un journal intime (celui d’Anna) au centre du roman est bonne, pourquoi tout gâcher en en faisant un récit au discours direct ? Ce passage ne se distingue du reste que par sa typographie en italique du coup et c’est bien dommage …

 

 


Genesis alpha de Rune Michaels

Genesis alpha de Rune Michaels dans Roman jeunesse 9782745931252

 

Roman jeunesse que j’ai lu en ce début d’été car il fait partie de la sélection pour le Prix Gr’Aisne de critique de la rentrée prochaine.

 

Josh et Max sont frères, mais d’un genre un peu particulier : Josh est né pour sauver la vie de son frère alors atteint d’un cancer : c’est un bébé médicament. Tous les deux sont très liés et même depuis que Max est à l’université, ils continuent de se voir régulièrement via le jeu en ligne « Genesis alpha ».  Mais un jour, Max est arrêté : il est accusé d’avoir tué une jeune fille. Est-il coupable ? Et quel est le lien entre ce meurtre et ce fameux jeu en ligne que les deux frères aiment tant ?

 

Un bon thriller pour adolescents qui pêche parfois par manque de vraisemblance. L’écriture n’est pas transcendante, dommage, les dialogues et les situations sont parfois à la limite du risible.Les thèmes abordés sont toutefois assez bien amenés et une ébauche de réflexion se dessine au fil des pages. La question du clonage arrive un peu abruptement à la fin, elle aurait gagné à être amené avant et plus développée. Mais l’intrigue est plutot bien ficelée et le suspens bien entretenu. Que demander de plus ?

 

 


Orages ordinaires de William Boyd

Orages ordinaires de William Boyd dans Roman policier

 

Roman reçu récemment pour mon anniversaire (merci Louis !) et lu en quelques jours à peine …!

 

A la fois thriller et critique aiguisée de notre société, ce nouveau roman de William Boyd se lit d’une traite. On est de suite happé par l’histoire d’Adam Kindred, brillant criminologue qui après une macabre découverte va bientôt descendre dans les bas-fonds de la société londonienne.

Le récit est divisé entre les différents protagonistes qui prennent tour à tour la parole. Il y a donc le scientifique Kindred, mais aussi Ingram, patron d’une grande société pharmaceutique; Jonjo, ancien militaire reconverti en tueur à gages; Rita, jeune recrue de la BAF – brigade fluviale de Londres.

Et tout ce petit monde va se croiser, se chercher, pour le meilleur et le pire bien entendu. Car à la seconde où Adam a croisé le chemin de Philip Wang dans ce petit resto italien, sa vie s’en est trouvé totalement chamboulée. Il va devoir tout quitter, perdre son identité, disparaître parmi la foule cosmopolite londonienne. Il y croisera de drôles d’individus, certains plus loyaux et charitables que d’autres, tous un peu loufoques, en marge, comme lui désormais.

 

Le rapprochement inévitable entre le personnage féminin du roman et notre héros m’a plutôt déçu mais ce livre garde tout de même un charme tout particulier. Et comme après le passage d’un orage, le roman s’achève avec une scène emplie de calme et de plénitude. Le repos bien mérité de l’homme qui a su prendre son destin en main et qui renaît après la tempête, serein.

 


L’Echappée de Valentine Goby

L'Echappée de Valentine Goby dans Roman contemporain francais lechappee

 

Madeleine est femme de chambre à Rennes. Elle qui s’ennuie à la campagne et rêve d’évasion, y rencontre Joseph  Schimmer, virtuose du piano. Une passion nait bientôt entre ces deux êtres que tout oppose. Car Joseph est allemand et en cette fin de seconde guerre mondiale, il ne fait pas bon fricoter avec les allemands. Madeleine en paiera le prix, tout au long de sa vie.

 

Un très bon roman, à l’écriture envoutante. J’ai retrouvé ce qui m’avait tant plu dans « Qui touche à mon corps je le tue ». Valentine Goby dresse encore un beau portrait de femme, celui d’une battante qui tente de survivre dans ce monde et parmi ces hommes qui l’ont définitivement classée parmi les traitres.

La première partie est essentiellement consacrée  à la rencontre et l’union  entre Madeleine et Joseph, union improbable si il en est. Madeleine gardera bien plus qu’un souvenir de ces quelques mois auprès du pianiste allemand : de leur union furtive et passionnée naitra une fille, Anna. La deuxième partie du roman se consacre d’ailleurs à ce deuxième couple : la mère et la fille et  leur errance marquée par le lourd poids du secret. Car la fin de la guerre ne sera que souffrance , honte et désarroi pour les deux jeunes femmes montrées du doigts par une population trop heureuse de trouver un bouc émissaire après des années d’occupation.

La fin du roman m’a déconcertée et quelque peu déçue, mais ce livre reste un très bon roman d’une auteure dont il me tarde de découvrir d’autres écrits.


La femme en vert de Arnaldur Indridason

La femme en vert de Arnaldur Indridason dans Roman policier 9782757803172

 

Le commissaire Erlendur est appelé sur un chantier après une macabre découverte : des ossements humains ont été découverts. Et Eva, la fille droguée et enceinte d’Erlendur fait également un retour dans sa vie après avoir appelé son père à l’aide.

Le roman alterne récits au présent , l’enquête d’Erlendur, ses déboires avec sa fille; et récit vraisemblablement au passé, par une femme qu’on se doute être « la femme en vert ». L’auteur se joue ici assez habilement des codes traditionnels du polar et nous balade tout au long du roman.

Ce polar vaut d’ailleurs autant pour son intrigue policière que pour son traitement de la vie quotidienne islandaise. Et au fil de la narration, les errements d’Erlendur sont devenus aussi captivants que les rebondissements de l’enquête.

Un bon roman policier qui m’a plus plu que le précédent « La cité des jarres » et qui a le mérite de m’avoir donné envie de lire d’autres romans d’Indridason.


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