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Liste des articles dans la catégorie Bande dessinee.

Skim de Jillian Tamaki et Mariko Tamaki

Skim de Jillian Tamaki et Mariko Tamaki dans Bande dessinee 9782203012509FS 

 

 

L’auteur, Mariko Tamaki, est une jeune auteur canadienne qui vit à Toronto. Skim est sa première BD, mise en image pour l’occasion par sa cousine illustratrice.

Ah !! Le voilà enfin mon roman graphique estampillé chef d’oeuvre !

Kim est une adolescente en marge, que ses camarades de classe surnomment Skim afin de lui rappeler son physique ingrat (car Skim rime avec Slim…). Elle n’a qu’une amie, Lisa, avec qui elle invoque les esprits et participe à des soirées wiccan (de sorcellerie).

Le milieu lycéen dans lequel elle évolue va se trouver chamboulé par le suicide d’un des élèves, John. Les profs décident de prendre en main les choses et tiennent des réunions pour apprendre à s’aimer et aimer la vie… Mais personne ne semble vouloir parler du fait que John était gay et que cela pourrait être la cause de son suicide.

Kim va se rapprocher, elle, de sa professeur de lettres Mlle Archer, qui semble être la seule personne a vraiment la comprendre.

 

Superbe album, qui alterne vignettes et illustrations  pleine page. Le graphisme est en total adéquation avec la narration, on est complètement porté par le récit qui nous entraîne au fin fond des errements et des questionnements d’une jeune ado qui se cherche sans véritablement se trouver. Certaines phrases sont de véritables perles qu’on lit et relit avec délectation. Quelle poésie dans ces pages !

J’ai rêvé que je plongeais mes mains dans ma poitrine pour attraper mon coeur et tacher de le calmer.

L’auteur a sû rendre avec justesse le monde compliqué de l’adolescences et ses tourments. Le travail de la narratrice et de la dessinatrice est prodigieux, l’un s’accordant parfaitement à l’autre, formant un tout parfait. On s’identifie très rapidement à l’héroïne, replongeant avec crainte dans cet univers étrange qu’est l’adolescence, à la suite de Kim.

Mon coup de coeur de la semaine !

[Bon je sais j'en ai jamais donné avant... mais y'a un début à tout, non?]


Red garden de Kirihito Ayamura

Red garden de Kirihito Ayamura  dans Bande dessinee red_garden_01 

 

Ce manga en 4 tomes (le quatrième n’est pour l’instant que sorti au Japon) est l’adaptation d’un animé des studios Gonzo.

Un matin, quatre jeunes filles (Kate, Rose, Rachel et Claire) se réveillent sans pouvoir se souvenir de ce qu’elles ont fait la veille, malgré de fortes réminescences aux allures cauchemardesques. Ces quatres adolescentes étudient toutes dans le même lycée hupé de New-York, sur l’ île Roosevelt, mais ne se connaissent pas vraiment. Elles sont malgré tout liées par une amie commune, Lise, que l’on vient justement de retrouver morte.

Bientôt, un couple étrange leur apparaît, leur révélant qu’elles sont en fait « mortes » mais maintenues en vie afin de combattre des forces obscures qui prennent l’apparence de bêtes sanguinaires. Il leur faut désormais se battre contre ces êtres maléfiques chaque nuit afin de survivre.

 

Si le graphisme est sublime et les cadrages très cinématographiques, ce manga pèche par son intrigue, confuse et embrouillée, du moins dans le premier tome. L’auteur avoue avoir recentré l’histoire sur Kate, au détriment des trois autres filles. Du coup, la présentation des personnages en pâtit et le lecteur peine à cerner chaque adolescente. Le début in medis res et les fréquents flash back ajoute à la confusion générale, malheureusement.

Je me suis malgré tout accrochée et je dois dire que le second tome est plus abouti et du coup plus agréable à lire. Le lecteur commence à cerner un peu mieux les personnages, les fils de l’intrigue se resserent et on entrevoit un peu mieux où l’auteur souhaite nous mener. Ouf !

Une série à suivre, donc.

 


Pink Diary de Jenny

Pink Diary de Jenny dans Bande dessinee 645659522_small 

 

Voici une série typique du Shojo (autrement dit le manga pour filles) mais cette fois-ci écrit et crayonné par une française originaire de Madagascar, Jenny.

[Ouf, me diront certains, on va pouvoir lire dans le sens de lecture européen…Clin doeil]

Petite série sans prétention mais vraiment fraîche et divertissante. Et les dessins sont vraiment soignés, très agréables à l’oeil. Avec la petite touche typiquement japonaise (ça se dit pour un dessin français ??) qui fait tout le charme du manga.

L’action se situe tout de même au Japon. L’héroïne, Kiyoko 16 ans, découvre avec horreur que la garçon qu’elle a passionnément aimé il y a quatre ans, sera dans le même lycée qu’elle à la rentrée. Garçon qui l’avait trahi à l’époque (mais le lecteur n’en sait pas plus et découvrira par petites bribes le pourquoi du comment au fil de ses lectures).

Des tas de péripéties vont se multiplier, le garçon en question, Tommy, ayant un petite amie à présent, Sachiko, qui semble provoquer quelques troubles auprès du frère de Kiyoko, Kenji. A cela s’ajoute l’arrivée d’ Akemi, la pest du lycée qui décide de tyraniser Kiyoko et Sachiko et ce, afin de récupérer Tommy pour qui elle a eu le coup de foudre.

 

Un manga très fleur bleue comme je les aime (ben oui, y’a quoi de mal ??!), aux rebondissements bien dosés et à l’intrigue plutôt bien construite. Les sentiments humains sont intelligemment analysés par nos différents protagonistes, on est vite emportés dans le flux de leurs reflexions.

Je pense vraiment que ce manga interressera surtout les adolescentes (ou comme moi, celles qui sont dans une phase d’introspection du type « qu’est-ce que c’était chouette d’être amoureux au lycée »)… Bref, pas de la grande littérature mais un bon moment en perspective.

Ah oui, j’oubliais Pink Diary pourquoi ce titre ? C’est tout simplement le journal de l’héroïne Kiyoko, qu’elle avait abandonné quatre ans auparavant et qu’elle reprend le jour de cette fameuse rentrée où Tommy débarque dans son lycée. C’est à travers lui qu’elle s’adresse d’ailleurs au lecteur.

Sept tomes sont pour l’instant parus et un huitième est en cours.


Bottomless Belly Button de Dash Shaw

Bottomless Belly Button de Dash Shaw dans Bande dessinee arton37-a57d2

 

Un pavé de quelques  720 pages catalogué   « roman graphique » (soit une bande dessinée avec beuacoup de pages !).

Je suis un peu déçue face au battage médiatique qui a pû être fait autour de cet album, au demeurant très bon. Mais pour moi, ce n’est pas un « chef-d’oeuvre » comme on a souvent pû le lire dans la presse ces derniers temps.

Dash Dawn nous conte l’histoire d’un divorce : celui des parents de Dennis, Claire et Peter Loony. Maggie et David, après 40 ans de mariage, ont décidé de se séparer, tout simplement parce qu’ils ne s’aiment plus.

Pour l’occasion, ils réunissent leurs trois enfants dans la maison familiale le temps d’une semaine. Ce divorce est plus ou moins bien accepté par les enfants, tous adultes maintenant et avec une vie bien à eux.

Cette semaine sera le temps d’un retour réflexif sur la vie de chacun, leurs choix et l’avenir qui s’offre à eux. La séparation des parents renvoie chaque enfant à sa propre histoire amoureuse (ou l’absence de vie amoureuse aussi comme c’est le cas pour Claire).

L’ensemble donne une jolie bande dessinée, tout en douceur et nostalgie. Les graphismes ne sont pas toujours très « travaillés » mais l’ensemble passe bien, avec une foule de petit détails, comme l’ajout de flèche et la mention « roulement des yeux » , qui émaillent le récit.

Le tout est très agréable à lire, on sourit souvent et on se prend parfois à s’interroger sur notre propre conception de l’amour et de la vie.

Un bel ouvrage qui fait  figure d’ovni dans le monde de la bande dessinée, au moins dans sa forme.

 

 


L’heure la plus sombre vient toujours avant l’aube d’ E. Moynot

L'heure la plus sombre vient toujours avant l'aube d' E. Moynot dans Bande dessinee 41bkCmcAIfL._SL500_AA240_

 

Emmanuel Moynot s’est fait connaître du grand public par ses deux adaptations en BD des aventures de Nestor Burma d’après les romans de Léo Malet.

On retrouve ici le même coup de crayon dans les traits de Nouria et JC.

Sauf qu’ici, pas de courses poursuites halletantes dans les rues parisiennes, mais plutôt la vie comme on la connait tous, avec ses hauts et ses bas, le quotidien dans une petite ville de province, quoi.

Nouria et JC sont deux êtres écorchés, mal partis dans la vie et qui vivautent au jour le jour en attendant des jours meilleurs. Nouria a la quarantaine, est serveuse dans un restoroute et doit subir les avances de son patron qui croit enocre au droit de cuissage. Jc, lui, est routier, père de famille sans histoire, toujours sur la route. Ces deux êtres vont unir leur destin, pour le meilleur mais aussi pour le pire.

C’est une histoire comme il en arrive tous les jours, une banale histoire entre deux êtres de galère qui s’arriment l’un à l’autre pour tenter d’y voir plus clair.

L’auteur a sû donner un charme certain à cette histoire. Il alterne avec brio les deux points de vue des protagonistes, installant le lecteur aux premières loges, au coeur des états d’âme de ses deux héros.

Une jolie découverte qui m’aura donné envie de lire ses autres albums.


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