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La meilleure part des hommes de Tristan Garcia

La meilleure part des hommes de Tristan Garcia dans Roman contemporain francais la-meilleure-part-des-hommes_tristan-garcia_080929101501

 

Si vous vous pensiez lire un roman sur les années SIDA des 80′s, attendez-vous à être déçu.

Ces fameuses années 80 ne tiennent à elles seules que 50 pages du roman en question (sur plus de 300 tout de même). A se demander si tout ça ne tiendrait pas du coup marketing pour  vendre à coup sûr un bouquin de la rentrée littéraire…

Je suis pour ma part restée sur ma fin et me suis sentie quelque peu flouée par cette effet d’annonce mensongé (heureusement que les bibliothèques existent).

Alors voilà le lecteur mis en garde, Tristan Garcia a choisi de nous livrer un roman sur les années SIDA des années 80 au début des présidentielles en 2005. Et cela, à travers le destin de quatres personnages, dont trois sont fortement identifiables, malgré ce qu’à pût en dire l’auteur et qu’il rappelle en exergue :

Les personnages de ce roman n’ont jamais existé ailleurs que dans les pages de ce livre. Si le lecteur juge cependant qu’ils ressemblent sous certains aspects à certaines personnes réelles qu’il connaît ou qu’il reconnaît, c’est simplement parce que, plongés dans des situations parfois comparables, personnes et personnages n’agissent pas autrement.

Nous voilà prévenu. Il n’empêche que parmi ces trois hommes autour desquels notre narratrice gravite (Elizabeth, dite Liz, journaliste à Libération), Dominique Rossi fait fortement penser à Didier Lestrade (fondateur d’ Act-Up), William Miller à Guillaume Dustan  et Leibowitz à  Alain Finkelkraut.

Mais qu’importe finalement… Certains reprochent à Tristan Garcia d’avoir trop pioché dans la réalité sans l’avoir assez remanié, d’autres ne voit dans son roman qu’une pâle copie de la réalité pendant que le reste crie au génie (mais ont-ils bien lu le roman en entier ?).

Car de là à le comparer comme a pû le faire Télérama dans un ce ses articles, au nouveau Bret Easton Ellis… Il y a un monde, tout de même !

Pour ma part, je suis restée sur ma fin. J’ai eu du mal à accrocher à la narration, le personnage central (et narrateur) me paraissant assez peu convaincant (pourquoi avoir choisi d’écrire ce roman au féminin?) et les situations décrites parfois à la limite du crédible.

Tristan Garcia oscille entre des dialogues « parler vrai » (à l’image des monologues de Willie, incompréhensibles et passablement gonflants) et les digressions philosophiques, pas toujours à propos.  Le duel amour-haine entre Doumé et Willie finit par lasser et l’auteur malheureusement, peine à transcender cet affrontement pour en faire une vision universelle du conflit et de l’émergence du problème SIDA et l’affirmation la communauté homosexuelle.

 

 


Colis Swap reçu !

Bon comme j’ai pas d’ APN, il vous faudra attendre encore quelques jours pour avoir un aperçu de mon colis »L »heure du thé ». Je remercie d’ailleurs Marion pour toutes les belles choses à l’intérieur… (et je suis chanceuse, il me reste encore un objet à recevoir !)

 

Mon colis contenait donc :

2 très bons thés dans de très jolies boîtes

1 confiture maison pêche (hum !!)

un marque page « chat  »

une très jolie carte postale

un livre de Bernard Werber

Les chats de Yann Arthus-Bertarnd

Du sucre en batônnet (comme au resto !)

une « boule » à thé en forme de soleil

 

Voici le lien vers le blog où j’ai mis quelques photos…

http://charlottteeetemy.canalblog.com/archives/swap__a_l_heure_anglaise_/index.html

 

 


Swap à l’heure du thé…

Je participe pour la toute première fois à un swap via le net : « swap » signifie échange en anglais. Sur une même thématique et à l’aide d’un questionnaire préalablement rempli, la swappeuse et la swappée s’envoie mutuellement un colis contenant différentes choses en rapport avec le thème choisi.

 

Pour celui ci, il s’agissait de trouver :

un marque page

une confiture

du thé

un livre

un accessoire pour le thé

une carte pour accompagner le tout.

Bon bien sûr, j’ai oublié de prendre en photo mon colis avant de l’envoyer… et il est parti ce midi.

Je mettrai des photos et un commentaire dès que je reçois tout ça !


Skim de Jillian Tamaki et Mariko Tamaki

Skim de Jillian Tamaki et Mariko Tamaki dans Bande dessinee 9782203012509FS 

 

 

L’auteur, Mariko Tamaki, est une jeune auteur canadienne qui vit à Toronto. Skim est sa première BD, mise en image pour l’occasion par sa cousine illustratrice.

Ah !! Le voilà enfin mon roman graphique estampillé chef d’oeuvre !

Kim est une adolescente en marge, que ses camarades de classe surnomment Skim afin de lui rappeler son physique ingrat (car Skim rime avec Slim…). Elle n’a qu’une amie, Lisa, avec qui elle invoque les esprits et participe à des soirées wiccan (de sorcellerie).

Le milieu lycéen dans lequel elle évolue va se trouver chamboulé par le suicide d’un des élèves, John. Les profs décident de prendre en main les choses et tiennent des réunions pour apprendre à s’aimer et aimer la vie… Mais personne ne semble vouloir parler du fait que John était gay et que cela pourrait être la cause de son suicide.

Kim va se rapprocher, elle, de sa professeur de lettres Mlle Archer, qui semble être la seule personne a vraiment la comprendre.

 

Superbe album, qui alterne vignettes et illustrations  pleine page. Le graphisme est en total adéquation avec la narration, on est complètement porté par le récit qui nous entraîne au fin fond des errements et des questionnements d’une jeune ado qui se cherche sans véritablement se trouver. Certaines phrases sont de véritables perles qu’on lit et relit avec délectation. Quelle poésie dans ces pages !

J’ai rêvé que je plongeais mes mains dans ma poitrine pour attraper mon coeur et tacher de le calmer.

L’auteur a sû rendre avec justesse le monde compliqué de l’adolescences et ses tourments. Le travail de la narratrice et de la dessinatrice est prodigieux, l’un s’accordant parfaitement à l’autre, formant un tout parfait. On s’identifie très rapidement à l’héroïne, replongeant avec crainte dans cet univers étrange qu’est l’adolescence, à la suite de Kim.

Mon coup de coeur de la semaine !

[Bon je sais j'en ai jamais donné avant... mais y'a un début à tout, non?]


Red garden de Kirihito Ayamura

Red garden de Kirihito Ayamura  dans Bande dessinee red_garden_01 

 

Ce manga en 4 tomes (le quatrième n’est pour l’instant que sorti au Japon) est l’adaptation d’un animé des studios Gonzo.

Un matin, quatre jeunes filles (Kate, Rose, Rachel et Claire) se réveillent sans pouvoir se souvenir de ce qu’elles ont fait la veille, malgré de fortes réminescences aux allures cauchemardesques. Ces quatres adolescentes étudient toutes dans le même lycée hupé de New-York, sur l’ île Roosevelt, mais ne se connaissent pas vraiment. Elles sont malgré tout liées par une amie commune, Lise, que l’on vient justement de retrouver morte.

Bientôt, un couple étrange leur apparaît, leur révélant qu’elles sont en fait « mortes » mais maintenues en vie afin de combattre des forces obscures qui prennent l’apparence de bêtes sanguinaires. Il leur faut désormais se battre contre ces êtres maléfiques chaque nuit afin de survivre.

 

Si le graphisme est sublime et les cadrages très cinématographiques, ce manga pèche par son intrigue, confuse et embrouillée, du moins dans le premier tome. L’auteur avoue avoir recentré l’histoire sur Kate, au détriment des trois autres filles. Du coup, la présentation des personnages en pâtit et le lecteur peine à cerner chaque adolescente. Le début in medis res et les fréquents flash back ajoute à la confusion générale, malheureusement.

Je me suis malgré tout accrochée et je dois dire que le second tome est plus abouti et du coup plus agréable à lire. Le lecteur commence à cerner un peu mieux les personnages, les fils de l’intrigue se resserent et on entrevoit un peu mieux où l’auteur souhaite nous mener. Ouf !

Une série à suivre, donc.

 


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