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Shutter Island de De Metter et Lehane

Shutter Island de De Metter et Lehane dans Bande dessinee 9782203007758

 

Adaptation du roman  du même nom de Dennis Lehane par Christian De Metter ( qui avait déjà signé une BD policière grandiose intitulée L’oeil était dans la tombe).

 

Présentation de l’éditeur
Nous sommes dans les années cinquante. Au large de Boston, sur un îlot nommé Shutter Island, se dresse un groupe de bâtiments d’allure austère. On dirait une forteresse. C’est un hôpital psychiatrique. Mais les pensionnaires d’Ashecliffe Hospital ne sont pas des patients ordinaires. Ils souffrent de graves troubles mentaux et ont tous commis des meurtres particulièrement horribles. D’où la présence de gardes armés sur l’île.
Lorsque le ferry assurant la liaison entre Shutter Island et le continent aborde ce jour-là, deux hommes en descendent : le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule. Ils sont venus à la demande du directeur de la prison-hôpital et du médecin chef, le docteur Cawley, car l’une des patientes, Rachel Solando, manque à l’appel. Il s’agit d’une dangereuse schizophrène qui a tué ses trois enfants dans un moment de crise et demeure convaincue qu’ils sont vivants.
Son évasion est inexplicable, elle semble s’être volatilisée. Comment a-t-elle pu sortir d’une cellule fermée à clé de l’extérieur et franchir les barrages de sécurité ? Pour aller où ? L’île est totalement inhospitalière, bordée de falaises abruptes, baignée par de violents courants ; or, malgré les recherches entreprises sur place, Rachel n’a toujours pas été retrouvée.
Daniels et Aule vont donc s’attaquer à une mission quasi impossible. Le seul indice dont ils disposent est une feuille de papier retrouvée sur le lit de Rachel Solando. On peut y lire une succession de chiffres et de lettres sans signification apparente. Est-ce l’œuvre incohérente d’une malade mentale ou ce cryptogramme recèle-t-il un message ?

 

Mon avis :

Sans avoir lu au préalable le roman de Dennis Lehane, je me suis lancée dans cette lecture et je n’ai pas été déçue.  Le graphisme est superbe, et même si je ne peux juger de l’adaptation du roman initial, les couleurs et le dessin colle parfaitement à l’intrigue. Tout y est sombre, confus (on a d’ailleurs parfois du mal à différencier les deux marshalls), à l’image de l’intrigue qui va de rebondissements en rebondissements jusqu’au dénouement final qui vous laissera scotché à votre canapé.


Un ciel radieux de Jirô Taniguchi

Un ciel radieux de Jirô Taniguchi dans Bande dessinee 41m5hh10

 

Présentation de l’éditeur
Une nuit, Kazuhiro Kubota, père de famille et employé surmené, percute un jeune motard, Takuya Onodéra. L’un meurt rapidement, l’autre survit miraculeusement. Lorsque Takuya sort du coma, sa famille découvre, déconcertée, que non
seulement il souffre d’amnésie, mais qu’il semble aussi avoir changé de personnalité… La conscience de Kazuhiro Kubota vient de se réveiller dans le corps du jeune homme, comme si une ultime occasion de comprendre ce qui comptait réellement
dans sa vie lui était offerte. Mais le temps presse : Takuya retrouve sa mémoire petit à petit, tandis que l’esprit de Kazuhiro tente de reprendre contact avec sa famille. Et la cohabitation des deux âmes dans un seul corps s’annonce difficile.

 Mon avis :

Effectivement, magnifique BD qui m’aura tiré les larmes des yeux.  Très beau récit fantastique qui traite des thèmes universels que sont le deuil, l’amour, les remords. Pour apprendre à accepter de laisser partir ceux qui nous sont chers et qui pourtant nous quittent.
Quelques redites aussi mais l’ensemble est captivant et les graphismes vraiment à la hauteur. Une vraie pépite !


Le fils de l’ogre de Grégory Mardon

Le fils de l'ogre de Grégory Mardon dans Bande dessinee 61qL6GTB0iL._SL500_AA240_

 

L’histoire se déroule au Moyen-âge, au temps des seigneurs tout-puissants et des exécutions sur la place publique.
Benoît est le fils d’une brodeuse marchande de tissus et vit seul avec elle.  Il assiste souvent, médusé, au travail du bourreau qui tranche la tête des condamnés sous les yeux avides des badauds. Un jour, surmontant sa peur, il décide de suivre cet homme effrayant jusque chez lui, au fin fond de la forêt. Commence alors pour lui un long parcours initiatique, jusqu’à l’issue fatale, bien des années plus tard.

Cette Bd débute à la manière d’un conte pour enfant, sauf que le personnage principal, Benoït, est loin d’être attachant et que très vite, tout s’écroule. Le dessin de Gregory Mardon colle parfaitement au propos, esquissant aux détours de certaines pages, des visages effrayants (on pense au Cri de Munch). La fin sera à l’image du personnage central, cruelle et implacable.


Trésor de Lucie Durbiano

Trésor de Lucie Durbiano dans Bande dessinee 513NjUPVv3L._SL500_AA240_

  

Le professeur Alamaro est un grand historien, dont l’assistant, Michel, un brin introverti, a le béguin pour sa fille Christine. Jean et Simone, un couple sans le sou, décide de monter une « arnaque » afin de récupérer le parchemin necessaire à la découverte du trésor de Rennes-le-château. Jean séduira la brune Christine afin d’approcher plus sûrement le père et Simone se fera passer pour sa soeur. Commence alors une chasse au trésor des plus rocambolesque.

 

Une BD légère et sympa comme sait si bien les faire Lucie Durbiano. C’est frais et naïf, l’ambiance des années 50 est parfaitement rendu. Les dessins sont pétillants, avec ce quelque chose en plus qui fait tout le talent de cette auteure.


Un chasseur de lion d’Olivier Rolin

 

Un chasseur de lion d'Olivier Rolin dans Roman contemporain francais 51ezkvGoFyL._SL500_AA240_

 

 

 

 

Les destins croisés d’Edouard Manet, qui meurt à 51 ans de gangrène, et de son collectionneur et modèle occasionnel, Eugène Pertuiset, aventurier, chasseur de lions, homme à femmes, gros mangeur et buveur, explorateur à ses heures, jusqu’à la Terre de feu.
En 1881, deux ans avant sa mort, Edouard Manet fait le portrait d’un personnage haut en couleurs de l’époque, Eugène Pertuiset, à ses heures chasseur de lions en Algérie, mais aussi magnétiseur, explorateur, inventeur et trafiquant d’armes, activités qui le mèneront à accomplir de nombreux voyages en Amérique du Sud, et à faire la première tentative d’exploration de la Terre de Feu. Ce Portrait de Pertuiset, le chasseur de lions, qui n’est peut-être pas le plus connu de Manet aujourd’hui, ni le plus admiré, valut à l’artiste un prix au Salon. Les deux hommes étaient liés, et l’aventurier avait le bon goût d’être un collectionneur de Manet.
Ce sont les aventures de ce Pertuiset, rocambolesques et assez farcesques, que retrace Olivier Rolin, croisées avec divers épisodes de la vie de Manet. C’est aussi un voyage à travers l’espace (l’Algérie coloniale, Lima, Valparaiso, la Terre de Feu), le temps (le Paris de Napoléon III, la guerre de 70, la Commune), les souvenirs littéraires (Baudelaire, Zola, Maupassant, etc.).

(Source : Amazon.fr)

Mon avis :

Étant fan de peinture et aimant assez Manet, j’avais été très attirée par la quatrième de couverture et je me suis donc empressée de l’emprunter à la bibliothèque.
L’idée de départ est vraiment bonne : nous donner à voir les destins croisés de Manet, grand maître de la peinture, et de Pertuiset, un improbable aventurier qui tiendrait plus du Tartarin de Tarascon de Daudet que de Christophe Colomb. Mais malgré de nombreuses descriptions grandioses, des scènes pittoresques, des rencontres avec Berthe Morisot ou Baudelaire, le récit ne parvient pas à s’envoler et s’essouffle rapidement.
La faute à des digressions trop longues et superflues, des parenthèses d’auteur à n’en plus finir (pourquoi Olivier Rolin emploie t-il cette insupportable seconde personne du singulier quand il s’adresse à lui même ?). L’auteur a beaucoup de choses à nous dire, il mêle les deux destins du peintre et de l’aventurier ridicule, mais il tient aussi à nous faire part de son expérience, son vécu et cela alourdit malheureusement trop souvent la narration.
Je retiendrait de ce roman une peinture romanesque de ce XIXe siècle, une plongée distrayante dans le monde de l’art mais comme avec Tigre en papier (autre roman d’Olivier Rolin, lu récemment), je n’ai pas accroché avec le style littéraire de l’auteur.


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